Des petites nouvelles de Nova, dernière recrue canine Des Museaux.


La petite chienne s’épanouit à merveille, aussi bien sur le canapé familiale qu’auprès des bénéficiaires qu’elle rencontre désormais depuis 2 mois.

L’occasion d’aborder la relation si intense et particulière qui peut unir un intervenant en MA et ses partenaires animaliers.

La complexité et la singularité du lien qui nous unis à nos animaux ne sont pas sans rappeler la théorie de l’attachement, développée par John Bowlby et Mary Ainsworth à la fin des années 50 : Aimer et sécuriser nos enfants (ici nos animaux) le plus justement possible pour leur permettre de s’épanouir dans la relation à l’autre et à l’inconnu.
Cette relation si forte et à la fois ouverte sur l’extérieur est un défi à relever dans la relation à l’animal, qui montre des capacités bien supérieurs à lire entre les lignes de notre comportement et de nos émotions. L’exercice de lâcher-prise est intense pour l’intervenant dont le métier est de partager, volontairement, l’amour inconditionnel que porte le chien à son humain, et qui est d’habitude réservé à soi.
De ses émotions, il doit être le gardien le plus sérieux pour ne pas détourner son partenaire de la relation qu’il établit avec le bénéficiaire.
Se sentir bien, être sécurisant, laisser son chien prendre une initiative (un risque?) pour l’autoriser à s’occuper de l’Autre est un travail quotidien et une compétence professionnelle à part entière.
Ainsi, c’est à un jeune garçon en IME que Nova a offert son premier « coucher », malgré tout le travail pour réaliser cet exercice à la maison, en vain. C’est à une dame âgée qu’elle a laissé retirer cette dent de lait qui ne tenait qu’à un fil depuis des jours… Pourtant quand la séance se termine et que le matériel reprend sa place dans le sac, c’est à côté de ma jambe que se tient Nova, qui a déjà (presque) tout comprit de son futur métier.

Finalement ici, comme toujours, c’est bien d’un travail d’équipe dont il est question. Tel un lichen, fruit de la symbiose d’une algue et d’un champignon, la médiation animale existe dans l’équilibre fragile et mouvant de la relation intervenant-partenaire animalier qui ne sont rien l’un sans l’autre.

Clémentine et Nova

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